La Normandie

Du Tréport au Mont-Saint-Michel, la Normandie offre au touriste un paysage de côtes d'une étonnante variété.

     
 
     

Ici, dans le grondement de ses flots la mer sculpte la haute architecture d'écueils de falaises, là dans le déroulement infini de sa vague elle vient mourir sur d'immenses étendues de sable doré que la marée couvre et découvre, imprégnant l'air de richesses nouvelles.

C'est elle qui adoucit les rigueurs de l'hiver, tempère les fortes chaleurs de l'été, accorde au littoral les faveurs d'un ciel particulièrement clément contribuant à faire de cette fenêtre maritime de plus de 600 kilomètres un lieu de séjour privilégié.

Si le littoral est l'élément le plus vivant et le plus fréquenté, la campagne normande avec ses plaines blondes, son bocage frais et vallonné, ses forêts de hêtres et de pins est un havre de paix et de sérénité.

Humbles villages, chemins creux, rivières limpides invitent au repos, à la découverte d'une nature simple et sécurisante.

Le Calvados

La mer et la campagne jouent sans fausses notes l'hymne à la joie de vivre : harmonie de l'eau et de la terre, symphonie du bleu et du vert, soupirs des marées et murmures du terroir.

Plages de sable fin ici, avancées rocheuses là, bocage séculaire ailleurs, l'environnement a su se préserver pour vous mériter, et la tradition n'a pas refusé l'évolution.

Le Calvados, ce sont les plaisirs d'aujourd'hui dans un cadre de toujours.

En effet, le tourisme est ici à la dimension des rêves secrets de chacun, pommiers, colombages, chemins creux, manoirs, monuments, littoral sont les acteurs mis en scène par la nature et l'homme pour vous séduire.

Savant cocktail de lieux mondains animés et d'oasis interdites à l'effervescence, le Calvados marie la fête et le repos toute l'année.

A moins de deux heures de Paris, c'est le département le plus proche du bonheur des citadins en quête d'authenticité et d'espace. Le découvrir, c'est déjà l'aimer et l'aimer c'est encore et toujours avoir envie de le redécouvrir...

Château de St Germain de Livet

A quelques kilomètres de Lisieux, par la nationale 138 menant à Alençon, longeant la Touques, nous arrivons à St Germain de Livet, petit bourg blotti au coeur du Pays d'Auge. Nous apercevons aussitôt son très joli château du XV et XVIème siècle et entendons, bien avant de les voir, les deux gardiens des lieux, deux magnifiques paons, prêt à faire les beaux devant vous et à vous éblouir de leurs belles roues.

  Le château, ancienne forteresse du moyen âge, séduit d'abord par son aspect extérieur en damier, d'époque renaissance, bâti en pierres et en briques de couleurs vernissées. Flanqué de deux jolies petites tourelles d'entrée du XVIème et d'une belle aile XVème sur sa droite en colombage, avec un bâtiment en pan de bois à l'arrière, posé au milieu de l'eau, on le croirait presque tout droit sorti d'un livre de contes.
     
Nous ferons le tour de ce dernier, pour bien profiter de l'architecture extérieur, et de la compagnie des canards qui gardent également et jalousement ce petit bout de terre historique.

En entrant, on commence la visite par la salle des gardes qui se trouve dans la partie la plus ancienne du château, c'est à dire la fameuse aile du XVème en colombage.

 
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On y trouve, hormis une cheminée ornementale et des chaises Louis XIII, Louis XIV, une très belle malle de cuir et surtout de magnifiques fresques du XVIème représentant notamment des scènes de chevalerie, malgré le fait qu'elles soient en partie assez endommagées, elles méritent néanmoins d'être vues. Les poutres du plafond sont également peintes.

Nous accéderons ensuite à la salle à manger, avec un mobilier d'époque Empire.

En continuant notre visite, nous arrivons dans le bâtiment en pan de bois, où l'on trouve un mobilier Louis XV, Louis XVI, un jeu de marionnettes de XIXème et une chaise à porteur du XVIIIème. Nous poursuivons avec l'accès au premier étage où l'on retrouve dans le hall, de nouveau des poutres
     

 

peintes au plafond et quelques toiles et caricatures de Cappielo. Nous découvrirons alors une chambre du XIXème avec entre autre, deux fauteuils en cuir, un service à tabac et un cabinet de toilette avec un paravent également signé Cappielo. Le salon quant à lui, avec son mobilier XVème dont un piano à queue en acajou sur lequel aurait joué Rubinstein, est surtout intéressant par son carrelage du "Pré d'Auge" vernissé et aux jolies couleurs. Le salon qui fait suite est un salon Louis XVI avec un carrelage quasi identique au premier, deux secrétaires du XVIIIème ainsi qu'un canapé d'Aubusson de la même époque. Puis nous arriverons à la chambre Delacroix, avec le mobilier du peintre de 1863, légué à son cousin Riesener alors propriétaire du château, à savoir le lit, le fauteuil, une table et un secrétaire. A noter un très joli cabinet de toilette.

Nous traverserons ensuite un long couloir, véritable galerie de peinture toute dues à Riesener. Au bout de cette galerie, un ancien salon à musique. La descente se fera par l'étroit escalier en colimaçon d'une des tourelles d'entrée.

Et c'est ainsi que s'achève notre ballade au coeur de la renaissance normande.

Nos remerciements à :

Comité Régional de Tourisme de Normandie

Itinerairesbis

 

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